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Monographie de Notre Dame des Millières et divers Savoie

Les seigneurs des Millieres

Publié le 21 Juin 2016 par Abbatucci in Histoire

Le Château (Situation –Architecture)

Erigé sur la commune de sainte Hélène Sur Isère, on le voit très bien depuis la route d'Aiton, avec ses hautes murailles et ses trois tours. date de la fin XIIe siècle.

Le bâtiment érigé primitivement suivant le principe du «carré savoyard» en adextrement (le donjon est détaché du corps principal, relié par une courtine) aujourd’hui de forme rectangulaire il fut profondément remanié au XVIIème. Le tuffe qui a servi à sa construction a été extrait d'une carrière dont on voit encore, dit-on, les traces à la Léchère, village de Bonvillard. La façade principale qui regarde l'Isère est flanquée d’une tour ronde en pierres assisées à chacune de ses extrémités. A droite de l'entrée qui se trouve au couchant, est le donjon, grosse tour ronde dont le diamètre est de12m autrefois, surmonté d’un toit en poivrière dont le sommet a subi pendant la révolution un commencement d’abaissement voulu par les lois de l’égalité. Pareillement à la tour Nord.

La façade du levant qui n'était pas défendue par une tour mais par un large fossé porte une suite de consoles ayant dû supporter des mâchicoulis.

Autour de la cour intérieur sont disposées en fer à cheval, avec trois corps de logis. Les salles du château (trois étages) sont très vastes un pièce de 25m2,une pièce de 50m2 et une pièce de 80m2, et une latrine à chaque étage.

La chapelle primitive voûtée à arceaux, semble être contiguë à la tour Ouest. Au-dessus de la chapelle se trouve la chambre ou mourut Boniface.

Au XVII le hall qui se trouve dans le corps du logis en face de la porte principale fut transformé en chapelle sous le vocable de st Sébastien et de st Roch où se trouvait le retable de la vierge à l’enfant.

Au niveau des appartements du rez-de-chaussée, les murs ont 2m 50. A chaque étage se trouve des salles de différentes tailles .Le bâtiment possède une chambre voûtée et une grande desservi par un escalier a vis les marches sont faites de plateaux de noyers. La grande salle du rez de chaussée mesure 12m sur 8 m deux fenêtres dont une grande ouvrant sur la cour. Au-dessus de cette pièce se trouve une autre salle qui a été divisé en deux partie Cette salle était éclairées par trois fenêtres elle possède un plafond composé de poutrelles très rapprochées différents écussons reproduisent les armes de la famille de Duin de la Val d’Isère et de différentes familles alliés. Enfin une 3ème salle mesurant 11m sur 7m 70 occupe le 3ème étage.

Un escalier à vis tournant au bas de la tour N.E., permet d’accéder au cachot, éclairé par une petite fenêtre évasée en dedans. A cette profondeur les murailles ont 3m30 d'épaisseur.

Le seul étage du corps du logis de l’ouest est entièrement occupé par une grande salle mesurant 15m sur 8m, comportant un plafond à caissons et qui a servi de mairie aux communiers.

La tour sud-ouest comporte une chambre contiguë à la chapelle.

Le château possède une grange écurie datant de 1702 et un parc orienté au midi. Edouard Herriot, dans « Lyon n’est plus » a signalé qu’au seuil de ce jardin se trouvait une porte de fer forgé surmontée de trois tulipes qui, il, «exprime la grâce la plus fine de la régence». Cette porte a aujourd’hui disparu Le jardin a été mis en place en 1676 et terminé en 1706. L’unique accès se faisait par une porte voûtée à l’endroit où se situait une poterne. M Chenaval

-1940 Effondrement d’une des tours du château.

Historique :

L’abbé E Arnaud écrit « En 1188 Le comte Thomas 1er de Savoie, succédant à son père Humbert III hérita de toutes ses possessions, entre autres du château de Sainte Hélène».Ce qui indiquerai que la date de construction serai antérieur a 1188

- 1252 Lors d’une donation faite à son frère Boniface, Amédée IV déclare «Que la maison forte de Ste Hélène a toujours été et est encore, avec ses droits et dépendances, du fief du château de Tournon »

- 1255 Le 7 septembre reconnaissance passée en faveur de Boniface de Savoie, archevêque de Cantorbery, seigneur de Tournon, par Pierre d’Aigueblanche évêque d’Hereford, de sa maison de Sainte Hélène du Mollard qui déclare le posséder de l’archevêque.

- 1263: 25 janvier - Rodolphe d’Avallon fait reconnaissance à Boniface de Chambre Savoie archevêque de Cantorbery et seigneur de Tournon, «Pour tous les biens qu’il possède dans le pays des Millières et à Sainte Hélène depuis le pont de Conflans jusqu'à la loye »( prés d’Aiton)

- 1266 - Suite a la mort de Pierre d’ Aigueblanche Pierre II son neveu reçoit par testament tout ce qui lui appartenait entre l’Arc et le col du petit saint Bernard, notamment les châteaux d’Aigueblanche , de Fessons et de Ste Hélène « ..dominum petrum de Aquablanca dominum Brianson nepotem nostrum in universis bonis nostris allis iuribus et actionibus undecumpe et qualitercumque ad nos pertineant, specialiter in villa seu castro de Aquablanca cum pertinentiis suis, in castro de Fessone cum pertinentiis suis, in castro de sancta Helena cum pertinentiis suis generaliter vero in omnibus quae habemus seu ad nos pertinent vel pertinere pssunt quocumpque iure vel modo ab aqua quae vocatur Arcus usque ad columnam Jovis, heredem facimus, instituimus et ordinamus» Mugnier , page 313 Il décide l’extension du château avec érection des 3 tours circulaires.Pierre II mourut au environ de 1296 et fut entérré dans la collégiale d’Aiguebelle Le château probablement suite a une vente passa à la famille de varax . Dans l’armorial de foras on trouve une note « Le samedi d’avant la Toussaint 1355 Wilfred Roland, damoiseau de tournon ainsi que d’autres nobles prêtent hommage à noble et puissant messire Girard de Giresta seigneur de varax et de Sainte Hélène »

- 1355 Une partie de la garnison du château rejoins l’armée du comte vert qui partait en guerre contre le Faucigny a empruntée le bac de l’Isère. Deux ans plus tard Sainte Hélène devient une baronnie. Il suivit aussi le comte de savoie lorsque celui-ci suivit à Rome l’empereur Henri VII

- 1397 /98 Les comptes de la châtellenie ont été réalisés par le clerc Thomas Chapis pour Jean de la Chambre seigneur du lieu. Celui-ci se reconnait vassal du comte de savoie en 1415

- 1491 Le 13 août Un comte est arrêté pour Trahison et brigandage. Philippe de Savoie lieutenant général du duc Charles Jean Amédée, fit publier une sentence qui déclarait «Tous les châteaux, possessions et revenus possédés par Louis de la Chambre, confisqués pour les crimes qu’il avait commis », il avait saccagé et pillé avec ses bandes armées durant plusieurs années plusieurs villages dont Aiton le château de Cuines et de Sainte Hélène.

Louis fut banni et se réfugia en France. Par lettres patentes du 20 septembre, la duchesse régente Blanche de Savoie incorpora tout ses biens au domaine ducal qu’Il retrouvera après son retour en grâce le 11octobre 1504. Par la suite il obtint l’investiture du comté de la Chambre qui comprenait le château de Sainte Hélène. Louis meurt à l’âge de 25 ans, il fut enterré à Bourg en Bresse dans l’église de Brou.

Un texte qui souligne la mainmise des ducs de Savoie sur le territoire de la paroisse «Ordre de Bonne de Savoie, tante de la régente Blanche de Montferrat, au capitaine Ducat de Ste Hélène des Millières de réquisitionner quelques compagnies de francs-archers sur les fiefs de l'archevêque de Tarentaise, notamment à Cléry ».

- 1513 mars Isabeau Marechal apporta en dot la seigneurie a son mari Charles de la Chambre

- 1536 à 1559 François Ier étant en Savoie le château fut occupé par une garnison française.

- 1597 Incendie au château.

- 1607 Jean-Baptiste de Locatel entreprend sa restauration. En particulier les plafonds à la française.

- 1637 Le 22 août Jacques Talliferd procureur au sénat de Savoie reçoit une procuration par Charles de Duin de la Val d’Isère pour gérer les affaires administratives et financière du domaine en présence de Georges Rochet et Raymond Rapin vicaire .

- 1701 Pendant la guerre de succession d’Espagne, les troupes françaises entrent en Savoie sous le commandement du maréchal de Tesse et de son adjoint le maréchal de Berwick. Celui-ci fait occuper le château et décide d'y positionner l’artillerie car les troupes du duc de Savoie n’étaient qu’à une lieue, dans la plaine de l’Isère. Finalement, l’affrontement n’aura pas lieu car le duc et ses troupes quittent Conflans dix jours après pour se diriger vers Moutiers.

- 1768 Au château, l’Intendant déclare devant le conseil que la route d’Aiton à Aiguebelle et au port de Grésy est impraticable Il exige que tous les habitants fassent des corvées pour la réparer.

- 1794 le 30 janvier Le représentant du peuple ordonne la destruction du château. Les ouvriers refusent de faire le travail. On décide alors de réduire la hauteur des tours pour être en accord avec les lois sur l’égalité. Ainsi que la tour de la maison forte du Mollard. Elle a servi de ferme au château et de réserve piscicole durant quelques temps aujourd’hui elle est en ruine.

Cette baronnie s’étendait jusqu’au pont Albertin comprenant Grignon qui a toujours fait parti de Notre-Dame jusqu'en 1830, sauf pendant quelques courtes périodes, une 1er fois au XVIème siècle et une 2ème fois de 1802 à 1807 où il fut incorporé à Monthion.

Les seigneurs:

Le territoire des Millières. faisait partie des dépendances de la famille de Savoie. X de Salin, Pierre d’Aigueblanche, Rodolphe d'Avallon, Pierre II d’Aigueblanche, Pierre III d’,Aigueblanche, Rodolphe d’Avallon, Jean de Romestan, Girard de Varax, Jean II de la Chambre, marié a d’Agnès de Savoie-Achaie, Jean III de la Chambre, Richard de la Chambre, Urbain de la Chambre, Gaspard de la Chambre, Aymon de Sesseyl, Louis de la Chambre-Seyssel, Charles de la Chambre Seyssel, Philippe de la Chambre Seyssel, Philibert de la Chambre, marié a Louise de Bordon. Jean-Baptiste de Locatel, marié a Catherine Roux du Terreau, Pierre Mareschal-Duin. Charles-Emmanuel Duin, marié a Françoise Marie de Lescheraines, Sigismond de Duin marié à Anne de Cordon, Joseph François, Joseph François Prosper, marié a Anne de Mellarede, Joseph Bertrand de Chamousset, Joachim Joseph de Coudrée.

Depuis la révolution les propriétaires :Jean François Portier, la famille Berthet, M. Jean Baptiste Bernard, M. Donnet M. Ignace Foray. Mme Rosine Channelet mariée a M. Brancaz de Chevron.M Ract-Brancaz, les frères Combaz, M Chevalier, M et Mme Chenaval.

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Fait à Notre Dame Des Millieres le 13/11/2011 par Abbatucci Charles René

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Les seigneurs des Millieres
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