Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
Retro-Millieres.over-blog.com

Monographie de Notre Dame des Millières et divers Savoie

DÉDITION de Nice à la Savoie

Publié par Abbatucci in Histoire

Convention entre la ville de nice et le comte de Savoie Amédée VII -le 28 septembre 1388 Ade Nice AA/01 extrait du livre Provence Comté de Nice Languedoc Roussillon par  Gabriel Cassin

Convention entre la ville de nice et le comte de Savoie Amédée VII -le 28 septembre 1388 Ade Nice AA/01 extrait du livre Provence Comté de Nice Languedoc Roussillon par Gabriel Cassin

Dédition de Nice à la Savoie

Une nouvelle guerre, succédant aux guerres de Charles D’Anjou allait entrainer la rupture du lien féodal qui, depuis l’origine, rattachait Nice à la Provence. C’est le grand évènement qui domine l’histoire politique de Nice, celui que les historiens ont retenu sous le nom de ''dédition de Nice à la Savoie''

Après la mort tragique de la reine Jeanne, sa succession fût âprement disputée entre les partisans de Charles III de Duras ou Durazzo, roi de Naples et de Hongrie, et Louis Ier d’Anjou. Une solution pacifique fut vainement tentée par une ligue qui, sous le nom de l’union réunit, dans les états, les députés des différents baillages. L’appel à la concorde n’eut que peu de succès, et la défection d’Aix, suivie de celle de Nice, Puget Théniers, Sospel et Barcelonnette, mit fin aux pourparlers ( Tisserand, hist, de la cité de Nice et du dep des alpes maritimes).

A la suite de cet échec, le comté de Nice prit nettement parti pour Charles de Duras, et, après sa mort, pour son fils Ladislas, son fils, à qui Puget Théniers, notamment prêta hommage en 1385

En représailles, le grand sénéchal de Provence, George de Marle et le comte de Tende, alliés des Angevins, ravagèrent le comté, si bien que, fatiguée des combats qui se livraient sur son territoire et des dégâts qui en étaient la conséquence, Nice se décida à chercher un protecteur et, à l’instigation des Grimaldi de Beuil, se donna à Amédée VII de Savoie dit le comte rouge rapellant son blason aux armes rouge

L’acte d’acceptation, signé à Chambéry le 6 août 1388, fut suivi d’une convention passée au monastère de Saint Pons, le 28 septembre, par laquelle la ville de Nice reconnaissait Amédée pour son suzerain.

Puget Théniers suivit l’exemple de Nice Jean Isnardy, député pour rendre, au nom de la viguerie, hommage au comte Amédée, prêta serment de fidélité le 23 octobre 1388 ( Arch. Paroiss. ; Tisserand, hist.civ. et relig. De Nice)

Le traité du 5 octobre 1419 par lequel Yolande d’Aragon, veuve de Louis II d’Anjou, céda, conjointement avec son fils Louis III, au duc Amédée VIII tous se droits sur la province de Nice, contre la remise d’anciennes dettes, eût pu consacrer définitivement l’annexion, si les comtes de Provence et les rois de France, leurs successeurs, n’en avaient toujours contesté la validité

Le comte Amédée VII récompensa magnifiquement les services qui lui avaient été rendus à cette occasion. Il concéda notamment ( 25 août 1391), à Jean de Grimaldi, seigneur de la baronnie de Beuil, et à Louis son frère, sous certaines conditions( V infra N°42), tous les droits auxquels il pouvait prétendre sur les châteaux de Puget Théniers, Touët, Rigaud, Villars, Massoins et autres, soit vingt-sept villages dans les diocèses de Nice et de Glandèves, dont le duc de Savoie ne se réservait que l’hommage (Arch. Turin, citta e contado di Nizza, Beuil et comté, mazzo 19)

Puget Théniers cessa dés lors de relever de la Provence. Sauf des interruptions assez nombreuses, et quelques-unes d’une durée assez longue, il appartiendra à la maison de Savoie pendant plus de quatre siècles

Extrait de Histoire de Puget – Théniers par Charles Jacquet

-------------------------------

Amédée VII

Fils d'Amédée VI,il naquit à Avigliana en 1364, il épousa Bonne de Berry, nièce de Charles V de France, petite fille du roi Jean le Bon. C’est sous la tutelle de sa mère qu’Amédée VII succéda à son père. Bien que Le nouveau Comte, bien exercé au métier des armes, l’était sensiblement moins aux affaires politiques. Celui que son goût pour les vêtements et parements écarlates fit appeler le "Comte Rouge" ne régna que huit années. il mis en œuvre le grand dessin provençale de ses prédécesseur en particulier Amédée IV qui avait épousé Cécile des Baux grande famille de la région d'Arles une alliance fort judicieuse car les dauphinois était dés lors en danger au nord et au sud de ses frontières et empêchant le marquisat de saluces a un accés à la mer en annexant le comté de Nice'' Les comtes qui en 400 ans firent la Savoie") Auteur Bernard Demotz.

Ce temps fut marqué surtout par la personnalité de la comtesse mère et par celle d’importants seigneurs vaudois attachés à sa cour,.

En 1382, il participa à la guerre de Cent Ans aux côtés de la France. C'est à la demande de Charles VI roi de France qu'il fut surnommé comte Rouge. C'est sous son règne, en 1388, que la Maison de Savoie annexa Nice et son arrière-pays. Il avait épousé en 1377 Bonne de Berry nièce de Philippe VI roi de France. Il fut inhumé en grande pompe le 2 avril 1392 à Hautecombe. Aujourd'hui, un cénotaphe lui est consacré dans l'église abbatiale d'Hautecombe. D'une maîtresse de Bourg-en-Bresse nommée Françoise Arnaud, Amédée VII eut également 2 enfants

Inexpérimenté, il dut lui aussi affronter le danger conjoint de ses vassaux désobéissant et de ses voisins menaçants...."

'' Les comtes qui en 400 ans firent la Savoie") Auteur Bernard Demotz

Il décédé le 1er novembre 1391 d'une chute de cheval mais sans que les historiens sachent si cette chute fut la cause de la mort où si elle servit de couverture à un assassinat on suggere l’idée d’un empoisonnement

Fait à Notre dame des Millières le 14 juin 2013

Auteur Abbatucci Charles