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Monographie de Notre Dame des Millières et divers Savoie

Le bâti milliérains

Publié le 1 Mai 2015 par Abbatucci in Histoire

toit en chaume
toit en chaume

http://millierains.canalblog.com

(Fichier PDF)

Le patrimoine bâti milliérains

Les parcelles et leurs propriétaires

Les voies de communications

Présentation

Notre-Dame-des-Millières est un village de la Haute Combe de Savoie. Il fait partie du canton de Grésy sur Isère regroupant 11 communes

Son territoire d’une Superficie de 1035 ha 34 a 91 ca dont 457 ha de forêt n’atteint pas les rives de l'Isère dont elle est séparée par une bande de terre appartenant à Monthion et à Frontenex.

Du point de vue climatique, chaque année, il tombe en moyenne près de 10 cm de pluie. En hiver, la neige et le verglas sont fréquents. On compte 31 km de voiries dont 25 sont à déneiger. Durant la belle saison, il y a un ensoleillement appréciable mais nettement inférieur à celui du versant opposé. Pour y accéder D'Albertville, prendre la D 925 (rive gauche de l'Isère) et la suivre sur 6 km. De Chambéry, prendre la RN 6 puis la RN 90 jusqu’au pont de Frontenex (ou l'autoroute A 43 - sortie 24). Tourner à droite (D 69) puis à gauche (D 925).

Distances entre certaines villes

De Notre Dame des Millières

Vers Albertville 6 km

Vers Chambéry 45.7 km

Vers Frontenex 7.9 km

Vers Monthion 2.6 km

Vers Annecy 52.6 km

Vers Genève 99.1 km

Vers Grenoble 75.3 km

Vers Challes les Eaux 40.5 km

Vers Moutiers 33.8 km

Vers Chamonix 75 km

La commune est limitrophe de Monthion, Tournon, Frontenex, Sainte-Hélène-sur-Isère et Saint-Paul-sur-Isère.

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Le village

Au moyen âge Le village est une entité paroissiale avant d’être communale par la suite et suivant les évènements de l’histoire 1792, 1860, 1905 la paroisse deviendra une commune

« La commune est une collectivité territoriale. Ses organes sont le conseil municipal, le maire et, le cas échéant, un ou plusieurs adjoints » (Wikipedia)

Un village est une « agglomération rurale caractérisée par un habitat plus ou moins concentré (Wikipedia)

Le village est un rassemblement de familles autrefois appelé feux se regroupant autour, d’une église, d’une mairie, parfois d’un château

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Le patrimoine bâti de Notre Dame Des Millières

Le village est donc un espace bâti, pourtant aucun bâtiment, aucun vestige d'un habitat ancien ne subsiste sur le territoire de la commune à part quelques maisons datant de la moitié ou de la fin du XVIIIème siècle

Pour se rendre compte de l'architecture de l'habitat à Notre Dame des Millières il faut regarder du côté de ce que l’on appelle aujourd'hui le vieux village, des maisons mitoyennes, des maisons alignées rangées côte à côte séparées par des ruelles étroites

La maison devait avoir plusieurs fonctions logement, moulin, grange, étable, épicerie avec four à pain attenant, permettant de limiter les déplacements et de vivre en autarcie durant les périodes saisonnières difficiles et les temps de sécheresse ou d’inondation

D'autres bâtiments, moulins à blé, céréales, scieries ou lavoirs en granit utilisaient l'eau des torrents, ils étaient donc construits à l'écart des habitations.

Le plus ancien bâtiment existant à l'heure actuel a eu plusieurs fonctions dont celle de relais de poste, d’entrepôt pour les pommes et les poires, de nos jours transformé en fromagerie.

Les séchoirs à tabacs datant du début 20ème siècle et divers granges étaient construits en bois

L’habitat n’était pas très étendu comme on peut le voir sur la mappe de 1730, les terres agricoles recouvraient une grande partie de la surface de la commune. L’urbanisation se concentrait sur une faible partie du territoire. A l'inverse d'aujourd'hui ou l'habitat suit de plus en plus la route départementale, lien économique indispensable reliant d'un côté le village de Sainte Hélène sur Isère et de l'autre Albertville en passant par Grignon, empiétant de plus en plus sur les anciens domaines agricoles

Description de la maison

Une charpente lourde enchevêtrée qui supporte un toit couvert de chaume, ou un toit de tôles plates ou ondulées. Cette charpente avait pour fonction de pouvoir résister durant l’hiver au poids de la neige. Ouvert au nord et au sud, laissant le vent s'engouffrer et sortir de l'autre côté afin d'éviter le soulèvement de l'ensemble de la toiture

Jusqu'aux années 1920 les milliérains utilisaient la pierre à plâtre (chaux) pour recouvrir leur maison à l’intérieur et s’en servait comme ciment pour l’extérieur En règle général la maison était construite en maçonnerie de pierres assemblées à la chaux Les matériaux provenaient essentiellement des abords du village et des bords de l'Isère.

Le grenier et les granges sont en bois maçonnés à leurs bases, tandis que le bâti d'alpage se servait des matériaux que l'on trouvait facilement en forêt ''le bois'' Ce bâti d'alpage était constitué d'un assemblage de madrier, parfois monté sur pilotis en plaine aux abords de l’Isère le "grenier" ou petit chalet surélevé et isolé servant à remiser les objets "précieux" (vêtements, papiers, aliments essentiels) au-dessus des rongeurs et hors des risques d’incendie.(Architecture rurale des pays de Savoie auteur Paul Grillet)

L'habitat ordinaire était constitué d'un toit avançant et d'un bardage de bois pour éviter que l’eau ne puisse abimer le crépi et s’infiltrer dans les murs

Ceux-ci assez épais de 0,50 à 1m d’épaisseur favorisent la fraîcheur l’été et permet la conservation de la chaleur l’hiver idem pour les fenêtres étrangement petites autrefois le verre trop chère était remplacé par une toile graisseuse "Du point de vue de l’architecture on utilise le parement a fruit c’est-à-dire un mur non pas strictement vertical mais d'épaisseur décroissante de la base au sommet. Cette technique vise à renforcer l'équilibre et la solidité du mur en contrecarrant les forces tendant à rejeter celui-ci d'un côté ou d'autre." La maçonnerie en pierres sèches par Christian Lassure

Pour les fenêtres il est a remarqué que certaines maisons possèdent encore un entourage de couleur blanche sur fond de grès jaune et d’autres possèdent des barreaux sans doute pour éviter les intrusions d’animaux

Le balcon en fer forgé donnant sur la rue apportant une petite note bourgeoise à la maison tandis que le balcon donnant sur le champ en bois faisait fonction de lieu de séchage pour le chanvre, ou le maïs

L’intérieur

Les pièces sont généralement assez petites sauf la pièce à vivre ou se tenait la grande cheminée centrale permettant de préparer le repas mais aussi de déshumidifier la bâtisse et chauffer les chambres à l'étage

Un évier scellé dans le mur en pierre de granit.

Des toilettes intérieur mais aussi extérieur.

Un cellier pour conserver les barriques de vin, les fruits, ou les pommes de terre.

La cave comme lieu réfrigéré, c’est là que l’on suspendait la viande de cochon ou les rentrées des dernières parties de chasse, grives bécassines, on pouvait y stocker les fruits parfois le fromage. Ce qui est étrange vue de l’extérieur se sont, les caves côté nord des meurtrières vertical ou horizontal encadrées de linteaux de pierre ou de bois fait dans un grès tendre qui absorbe l’humidité avec l’air de l’extérieur provoque une création de froid (L’almanach du petit savoyard extrait d'un article sur le Frédi)

1843 Suite a un inventaire pour la successions des biens mobilier appartenant à M.C … a part une vache ses biens consistaient en , une horloge et sa caisse, une bête noire (truie), une cuve, une ruche d’abeilles,14 pièces de planches de sapins, un chaudron en cuivre, un miroir, un bigare, un lit en fer, 8 longues rênes, une échelle, un bois de lit neuf, une hache a larges têtes, un marlin ( coing en fer), une casserole, une topine, une corde pour sécher le linge, une demi boite a mesurer le blé, deux marmites, un vinaigrier, deux peignes a chanvres, une lanterne, une pioche, un vent a bras, un chaudron en cuivre, deux pelles a terre, une paire de jougs et courroies, un tonneau

1872 Le maire et le conseil municipal envisage la construction d’un abri dans la montagne, un chalet communal qui sera principalement réservé pour le berger en alpage.

Les parcelles et leurs propriétaires

1273 « L’extente des Millières, rédigée en 1273, nous renseigne sur le paysage agraire ….une myriade de petites parcelles appartenant à des exploitations très éclatées. Le document décrit 110 parcelles d’une seule nature couvrant une cinquantaine d’hectares soit 85 jugères ou journaux : 55 jugères de terre à blé, 8 faucherées de pré, 38 fosserées de vignes et 11 jugères et demie de châtaigniers, enfin 4, jugères et demie de vergne (Aulne Blanc) sans doute localisées sur les bords de l’Isère s’y ajoutent des parcelles mixtes, couvrant 119 jugères » extrait dans Savoie médiévale naissance d’un espace rurale auteur Fabrice Mouthon

Note : extente : évaluation des biens effectués par le seigneur du lieu

1728/1729 – Établissement de la mappe sarde. Pour Notre dame des Millières elle est réalisée par le géomètre Pierre-Antoine Bertazoly, l’agrimenteur Barthélemy Deruvere, l'estimateur d’office Benoît Barier, les estimateurs locaux Antoine Baudin et Claude Gumery, l'indicateur local Jean Glesat et Claude Gonthier. Commencée le 15 juillet 1728 sous la direction de l’intendant général Cocelli, elle est terminée le 22 mai 1729 et finalisée en 1732 par l’archiviste royal Quenard et le géomètre Vigo. (ADS 1FI 93)

Estimateur et indicateur : Ils représentent « l’honnêteté et la probité du village » Jean Brunnier. (Choisis aussi pour leur niveau d’instruction, par les représentants de la commune)

1728/1738 - Premier cadastre savoyard. La surface de la commune est de 4589 journaux, 334 toises, 7 pieds dont 868 journaux, 219 toises, 7 pieds étaient des îles de l’Isère

1809 – Notre-Dame-des-Millières fait partie des 32 communes mesurées lors de l'établissement du cadastre napoléonien. (ADS L1007)

1849 Jacques Cahier- d'Héry possédait plusieurs propriétés :

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A Montermont

Un bâtiment de maison avec une écurie, une grange, un hangar, grenier et pressoir, pré et treille d'une contenance à peu près de neuf ares, vingt-huit centiares,

Ses voisins étaient Jean Pierre Isaac et le sieur Raffin

A Chambachoud

Il possédait une terre labourable, il avait comme voisin Joseph Bellin sur les terres des Hoirs au couchant, Jacques Garin au levant,

François Gummery au Nord ses voisins, Antoine Mercier, au couchant par celles des hoirs (héritiers) d'Alexis Berger

Aux Planchamp et Jardy

ses voisins au levant Jacques Garin, au midi Jean -Marie Ajoux et au couchant un chemin

Une autre sur le même lieu-dit

Au couchant par un chemin au midi, Jacques Garin, au levant, Jean Claude Trésalet et au Nord, Jacques Cahier d'Héry

Une autre sur le même lieu-dit, une grange et écurie avec pour voisins au levant par la terre des Hoirs (héritiers) d'Alexis Berger au Nord par celle d'Antoine Mercier, au midi par celle de Jean Marie Ajoux et couchant par celle de Joseph Bellin

Aux Combettes

-Une autre propriété contenant une châtaigneraie, avec pour voisins au levant par les terres de Marie Humbert dit Galland, au midi par celle de Raffin, au couchant par celle de Jacques Cahier d'Héry et Jean Marie Ajoux et au nord par celle du dit Ajoux une pièce de terre labourable

avec pour voisins les hoirs (héritiers) de Joseph Bellin , au couchant et levant Jacques Garin, et au nord par François Guméry

A la Guraz

Une pièce de terre vaine, rocs et bois taillis avec pour voisins au levant

par un ruisseau et la terre de Jean Louis Miège (notaire), au couchant par les terres des frères Bellin, au nord par celle de Jacques Cahier d'Héry

Aux Grangettes

Il possédait une pièce de bois

Entourée par Jacques Cahier d'Héry, au midi par celle de Pierre Blanc , au Nord par celle de François Morand , et au Levant par celle de Joseph Curtet

A Coutaz-Pellaz

Une grangerie composée de bâtiments , de grange, masure ,pré, , place, pâture , terre labourable et vaine, , broussaille , gravier et sous-bois taillis situés près des terres de Jean Prieur et Jean Gonthier , d'un ruisseau au couchant , au Nord par les terres de Jacques Humbert dit Basset et au midi par celle de Claude Prieur.

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Les possessions de la famille Cahier d'Héry sur la commune avaient une superficie de 6 hectares et 3420 m2.

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Notes : l’endroit désigne le versant de la montagne exposé au soleil (Adret) et l’envers le versant exposé au Nord (Ubac)

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1869 : Différents propriétaires recensés lors de la mise en place des canalisations d’eau

  • Broussailles : Boiloz Louis parcelle 577 bis
  • Châtaigneraie : Ferrraris parcelle 578
  • // // // // // : Humbert Maurice parcelle 577
  • // // // // // : Bochet Joseph parcelle 584
  • pré : Bochet Joseph parcelle 596
  • Verger : Patin Jean-Baptiste parcelle 592
  • // // // : Patin Jean Baptiste parcelle 620
  • Jardin : Coutaz Dominique parcelle 620 bis ,621, et 430
  • Verger : Nantet Antoine parcelle 447
  • // // // : Chevrier parcelle 451
  • // // // : Humbert Maurice, parcelle 44

1870 Cadastre réalisé après l’annexion dit cadastre français à l’échelle 1/10000 et dressé par le géomètre de 1ère classe Gautier

Sur la mappe de 1870 on retrouve les noms et les numéros de parcelles des propriétaires

Exemple :

Feuille 1

Parcelle 32 : Brunier-Coulin

Parcelle 15 : Gonthier

Parcelle 165 : Gros

Parcelle 188-196 : Cahier d’Héry

Parcelle 268 : Cret Periolat

Feuille 2

Parcelle 674 : Coutin Joseph

Parcelle 429 : Cret-Periollat Jacques

Parcelle 576 : Gariboldy

Parcelle 730 : Curtet

Parcelle 739 : Morand

Feuille 3

Parcelle 183 : Metraux

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La mappe Sarde a été réalisé par le géomètre archiviste royal Quenard sous le format 102-65, sur un papier aquarellé à la plume encrée de noir et en 1730 par le géomètre Vigo qui a visité la commune. Elle se composait de 2934 parcelles (Savoie Archive côte 1FI 93).

La surface cadastrée de la commune 3,352Journaux. 222Toises. 6 Pieds.

En 1807 durant l’époque où le département était celui du Mont-Blanc, Notre Dame des Millieres faisait partie de l’arrondissement de Chambéry ayant pour superficie 2,567 journaux ou 975 hectares, 70 ares et 64 centiares. Elle est établie au 1/2400ème

En 1732 une copie de la mappe a été réalisé par monsieur Cocelli directeur de la péréquation.1738 Cadastre général ou tabelle générale (cadastre récapitulatif)

La mesure de longueur est LE TRABUC, l'aide géomètre s'appelle alors le « trabucant ».

Le trabuc vaut : 6 pieds liprands : 3, 082 m.

La perche vaut 2 trabucs : 6,125 m.

Le pied liprand vaut : 12 onces : 0, 513 m.

L ' once vaut : 0,042 m.

Les surfaces sont calculées en mesures piémontaises de l'époque.

Le JOURNAL DE PIEMONT (surface que peut faucher à la faux un homme dans une journée de 12 heures).

Le journal de Piémont vaut 100 TABLES CARREES ou PERCHES CARREES : 3800,9588m².

Une table carrée vaut 12 PIEDS DE TABLE ou PERCHE PIED : 38,0095 m².

Une perche pied vaut 12 PIEDS CARRES ou ONCE DE TABLE : 3,1674 m².

Un pied carré vaut 0,2639 m².

Elles sont ensuite transformées en mesures de Savoie.

Le JOURNAL DE SAVOIE (même définition).

Le journal de Savoie vaut 400 TOISES CARREES : 2948,3710 m²

(Qui travaillait le plus? Le piémontais ou le savoyard, est-ce toujours ainsi ?)

La toise carrée vaut 8 TOISES PIED : 7,3709 m²

La toise pied vaut: 0,9213 m²

Martial Blanc

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1561 – Dénombrement pour la gabelle du sel M. Ribet commissaire effectue le dénombrement de la paroisse pour la gabelle du sel. Le recensement regroupe Sainte-Hélène, Grignon et Notre-Dame. (ADS SA1923)

Les enfants de moins de 5 ans au nombre de 88 ne sont pas comptabilisés pour l'imposition. 759 personnes ont plus de cinq ans. Il y a aussi 159 bœufs veaux et génisses, 348 vaches, 82 moutons, 520 brebis, 379 chèvres, 99 cochons.

Evolution de la population : 1743 :415ha ; 1771 : 766 hab; 1801: 630 hab; 1858 : 323 hab ; 1861 : 935 hab ; 1911 : 686 hab ; 1921: 559 hab ; 1936 : 528 hab ; 1946 : 555 hab ; 1975 : 559 hab. 1985: 611 ha,1990 : 759 ha,1999 : 812 ha, 2003 : 824ha, 2005 : 935ha

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Routes et voies de communications

A l'époque romaine la rive gauche de l'Isère était une voie secondaire reliant Grignon à la vallée de la Maurienne, fréquentée par les soldats et quelques marchands

Au moyen-âge, l’apparition de nouvelles voies de communications permettent les échanges entre les villages. Il y a très longtemps les habitants de nos contrées devaient eux-mêmes réparer les chemins de la communauté, les ‘corvées annuelles’ étaient décidées par les représentants de la commune .En France la corvée fut abolie à la révolution mais dans notre village savoyard nous conservons encore cette contribution mais elle est volontaire

Le pays des Millières administrés par ses seigneurs s’étendait de sainte Hélène des Millieres (aujourd’hui Sainte Hélène sur Isère) jusqu’à Grignon. Un bac permettait depuis le Moyen Age de traverser l’Isère au lieu-dit "Le Port". Il perdurera jusqu’au XIXème siècle

Selon G Vincent auteur ‘Des notes sur le passé de Monthion’ « Pour se rendre de Notre Dame des Millieres à Grignon en passant par Monthion il n’y avait qu’un chemin à flanc de montagne à la hauteur des Moisseaux. Les débordements de l’Isère ne permettaient pas de construire une route dans la vallée ».

L’état des routes et des chemins ne permettaient pas une utilisation intensive seul la diligence, les convois de militaires et quelques marchands en attelage utilisaient ces voies en effet la terre battue et l'empierrement s'abimaient très vite. La coupe du bois réalisait pour les fonderies de Sainte Hélène et les reventes du bois aux particuliers, ainsi que l'installation progressive d'éleveurs et cultivateurs accélérera la construction de nouvelles voies d’accès

1772 Séparation entre les villages de Sainte Hélène des Millières et Notre Dame des Millières

Lors de la période napoléonienne les routes deviennent carrossables et s'élargissent provoquant parfois quelques gênent pour les riverains (nuisances sonores, rectification des tracés, désaccords entre riverains etc…)

Il faudra tout de même attendre le début du XXème siècle pour que des modifications notables soient envisagées

- Création de la digue de l'Isère

- L'enrobé des routes

- La construction du pont de Frontenex pour désenclaver les villages de la rive gauche de l'Isère

De nos jours l'ensemble des chemins qui mettent en communication les différentes parties du village, appartiennent au domaine public communal. Leur entretien est effectué par les services locaux de la voirie sur décision du conseil municipal.

Parfois la commune doit acheter des terrains privés, pour élargir un chemin où une route d'où la nécessité de leurs tracés exact.

Les chemins de montagne font partis du domaine public domaniale leurs entretiens est assuré par les services de la voirie et l’ONF, comme par exemple le chemin de la Fontaine Claire qui mène directement à la montagne.

Quelques dates importantes

Transports

1864 Projet d’un tronçon ferroviaire entre Albertville et Chamousset avec station sur Notre Dame « Le second projet place la gare d'Albertville dans les environs de la Maison Centrale, à proximité de la route départementale N° 9, et dirige ensuite la ligne vers l'Isère, qui est franchie à 4,000 mètres environ en aval du pont Albertin, maintenant en construction. Dans ce projet le chemin de fer, après s'être développé dans les plaines de N.-D.-des-Millières, de Ste-Hélène-des-Millières et d'Aiton, aux endroits les plus convenables, viendrait franchir l'Arc non loin de Chamousset, pour se souder au Victor-Emmanuel. « Cette jonction ne pourrait s'opérer qu'en déplaçant ce dernier sur une longueur de 4,294 m, c'est-à-dire, en substituant une courbe à son alignement droit actuel, ce qui serait désavantageux. « Pour cette ligne, deux grands ponts sont à établir, l'un sur l'Isère et l'autre sur l'Arc. « Quatre stations sont proposées : Albertville, Ste Hélène-des- Millières, Aiton et Chamousset. Ce projet restera sans exécution (Rapport et délibérations du conseil général de la Savoie)

(Note : Les compagnies d’autocars Tétraz et Trafford prendront le relais de la ligne de chemin de fer pour le transport des voyageurs)

1879 22 juin – Tournon s'engage à faire à ses frais un pont sur le ruisseau des Chevrot : «pour montrer ses dispositions conciliantes, consent à faire à ses frais une passerelle à condition que la commune des Millières fournira tout le bois, il consent aussi à ce que le gravier posé sur le terrain de Tournon soit étendu pour faire un chemin commun..."

1880 19 août Ponceau des Sablons, à Notre-Dame-des-Millières.
« Dans un rapport en date du 31 juillet dernier, M. l'ingénieur ordinaire de l'arrondissement d'Albertville fait connaître qu'entre les bornes kilométriques 8 et 9, la route départementale n° 9 contourne le cône de déjection du ruisseau des Sablons, descendant des montagnes qui dominent Notre-Dame-des-Millières. La nouvelle route avait été établie sur ce point en remblai de 2 à 3 mètres de hauteur, et son talus de droite, tourné vers le ruisseau, fut solidement perreyé (empierré) sur une longueur de 300 mètres.
« Deux aqueducs de l m 20 et 30 centimètres d'ouverture devaient donner passage aux eaux des Sablons. Mais ce torrent, qui traverse des versants ravinés, en détache des matières de toute espèce qu'il vient déposer près du hameau de Notre-Dame- des-Millières, et ces apports ont exhaussé le terrain de manière à le faire affleurer en plusieurs points à l'accotement de la route. Il en résulte pendant les crues un danger réel pour la route et pour les propriétés riveraines.
« Ces amoncellements sont dus en grande partie au débouché insuffisant du premier aqueduc, vers lequel se dirige souvent le principal volume des eaux.
« Il propose de reconstruire complètement cet ouvrage en doublant son débouché.
« La dépense est évaluée à 1,150 francs. (Rapport du conseil général de Savoie)

1924 Construction jusqu’au Pommaray, cette route avait été mis en projet

1925 La route du Pommaray coût de l’opération 270000 francs avec prise en charge de l’état 17000f pour la commune 80000 francs (rapport du conseil général de Savoie)

1927 9 octobre La route départementale. — On va bientôt' procéder au rechargement et au cylindrage de la Route 7 départementale depuis la route conduisant au pont de Frontenex jusqu'à Grignon, sauf dans la partie qui a été rectifiée il y a deux ans.11 y a intérêt à se hâter, attendu que les tas de gravier rendent la circulation difficile et que la chaussée est dans un état déplorable.

1929 Construction entre le chef-lieu et Moncoutin

1932 Route départementale n° 9. ?- Syndicat de protection de la commune de Notre-Dame-des-Millières. ? Dans votre séance du 30 octobre 1931, vous avez émis un vœu tendant :
1° à ce que toutes mesures nécessaires soient prises, au besoin par le déplacement de la R. D. n° 9, en vue d'assurer la protection du chef-lieu de Notre-Dame-des-Millières contre les crues du torren
t de l'Hermetaz

- Projet de Construction d’un chemin entre le chef-lieu et Montermont

1934 Construction d’une portion de route entre le chef-lieu et la Thuile 5 km de route pour un coût de 900000 francs

- Construction de chemins vicinaux entre le chef-lieu et Montermont dépenses 400000 francs dont état 208000 francs et 192000 francs par la commune

- Construction des côtes jusqu’au Jardy

1937 subventions accordées pour la construction du chef-lieu à Montermont

Idem pour la construction à partir de la RD N°9 et Moncoutin

1938 Prévision pour le chemin vicinal N°3 dépense prévue 500000 francs état : 450000 et commune : 50000

1945 Construction de la route de l’Ebaudiaz

1956 Le vieux chemin en terre de Moncoutin se transforme en route goudronné.

1965 Ouverture de la route forestière de Notre Dame des Millieres à Grignon

1972 La RN 525 qui traverse notre village sur près de deux KM devient la D525

1974 Agrandissement du chemin du Mathiez

1973 – Confié le 30 juin 1969 à l’ONF (Office national des forêts), le projet de construction de la route forestière de Praz à Charrier est achevé en 1973.

1953 – Réalisation de la route qui relie Notre-Dame-des-Millières à Monthion. (G. Vincent "Notes sur le passé de Monthion")

2003 - Finition des travaux de la voie communale N°6 et entretien de la route forestière de l’Ebaudiaz.

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Trois chemins de randonnées : -

Le circuit de la digue

  • Le tour du moulin Gailland
  • Le chalet de l’Ebaudiaz

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Quelques routes et chemins

Chemins :

De L’église

Du Mathiez

Du cimetière

De l’école

Des Sertes

Du Cret

De Montermont

Du Port

Routes :

Du Mathiez

De Notre Dame des Millières

Des Mottes

Plan Carraz

De Sablon

De Napoléon

De L’Ebaudiaz

De Moncoutin

Route forestière du Praz

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Principaux hameaux/Lieux-dits

Le Bourget, La Combaz, Les Côtes, Le Crêt, Le Culet, Les Etelins, Le

Mathiez, Montermont, Moncoutin, Le Moutonnet, Pommarey, Plan du Carroz, Le Port, Le Rotey, Le Sablon, La Tour

Conclusion

En cette année ou notre commune revoie le PLU (plan local d’urbanisme).Nous nous attendons a certaines modifications dans l’organisation et l’aménagement de son territoire. Il devra tenir compte de son patrimoine, agricole, environnementale, naturel, de son bâti, de ses voies de communications, et de son attrait touristique, dans un projet cohérent intégré dans le Pôle d’Equilibre Territorial et Rural Arlysère

Fait à Notre Dame Des Millières le 18 avril 2015 par Abbatucci Charles René

Intérieur d'une ferme millièraine

Intérieur d'une ferme millièraine

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