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Monographie de Notre Dame des Millières et divers Savoie

La Savoie en guerre 1871

Publié par Abbatucci in Histoire

Garibaldi
Garibaldi

Quelques nouvelles des francs-tireurs garibaldiens

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A Chambéry durant le mois de janvier 1871 Stephano Canzio (gendre de Garibaldi) a réussi a lever une autre troupe le bataillon Rhône et Afrique qui sera commandé par le commandant Perla ils sont équipés de Winchester a 15 coups

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Les dépôts d’armes de Chambéry et de Lyon sont transportés à Valence

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Bien que certaines villes en France connaissent des agitations en Savoie le calme prédomine

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Albertville devient ville de garnison

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Le préfet Jules Philippe menace les réfractaires d’un amende de 50 francs à l’encontre de leur famille

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Le 7 janvier, les chasseurs des Alpes et les chasseurs du Mont Blanc, rien que des Savoyards, étaient à Chevigny-les-Semur, en train de se cantonner, quand ils apprennent qu'un millier de Prussiens, avec de l'artillerie, s'établissaient dans le bois de Leurey, à droite de la route de Montbard et sur une colline nue, à gauche. Aussitôt le commandant Michard, de Chambéry, les Prussiens qui le connaissent bien rappellent

Richard, prend ses dispositions pour les déloger. Il envoie la compagnie du Mont-Blanc sur la colline de gauche, et lui-même dirige une partie de ses chasseurs des Alpes sur la roule, tandis que l'autre partie contourne le bois. A un signal convenu, les trois petites colonnes prennent le pas de charge, s'avancent à portée de fusil et ouvrent un feu violent. Les Prussiens essaient de riposter ; mais décimés par les chasseurs, ils lâchent pied, sont culbutés sur Champ-d ‘Oiseau, d'où ils se replient à Montbard, emmenant plusieurs voitures de morts et de blessés. Celle brillante affaire coûta un homme tué et quatre blessés aux audacieuses compagnies du commandant Michard.

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Semur, le 9 janvier 1871, 3 h. s.

Commandant Michard aux Préfets, Annecy el Chambéry.

Le 7 courant, sur l'ordre du colonel Ricciotti Garibaldi, j'ai pris le commandement de nos deux compagnies de Savoie, avec mission d'occuper en avant-poste le village de Chevigny. Ma compagnie et celle du Mont-Blanc formaient un effectif de 170 hommes. Nous y avons rencontré l'ennemi au nombre de mille hommes environ. Après un combat d'une heure environ, la colonne ennemie a dû se replier, nous abandonnant ses positions. Le colonel a félicité, le lendemain, les deux compagnies qui, a-l il dit, avaient encore une fois bien mérité de la République. Notre sergent Hortoland a été légèrement blessé. Le Mont-Blanc a eu 2 morts et 2 blessés. Quant aux pertes de l'ennemi, elles sont très sensibles. Le 8, nous avons eu un nouvel engagement près Montbard, toute la deuxième brigade y a pris part ; nos pertes sont très-faibles et sans intérêt pour nos compagnies de Savoie.

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16 janvier le 1er bataillon de mobiles de Savoie a été décimé à Béthoncourt son commandant Costa de Beauregard est fait prisonnier

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Dans le courrier de Lyon « Dimanche soir est arrivé à Lyon un bataillon démobilisés de la Savoie et il en est arrivé un second lundi. Ces bataillons sont nombreux, équipés, composés d'hommes forts et d'une attitude résolue, et armés de fusils transformés. « A l'occasion de l'arrivée du premier de ces deux détachements, qui entraient dans notre ville vers dix heures du soir, on a pu constater, de la part de l'autorité compétente, la même incurie ou la même absence de prévisions qui a été déjà signalée dans une foule de circonstances analogues. «Rien n'était prêt pour le logement de ces militaires, que l'on ne savait comment installer, et que l'on a fini par envoyer coucher à Caluire, à deux kilomètres de distance, où ces hommes, venus par étapes et harassés de fatigue, ont dû être installés on ne sait trop comment. Serait-il donc si difficile, lorsqu'on est avisé d'avance du passage de corps de troupes (on doit l'être toujours), d'avoir des locaux disponibles pour leur logement, et d'envoyer à leur rencontre des officiers de l'armée ou de la garde nationale pour leur servir de guides?» Nous nous étonnions à juste titre, vu le patriotisme de la municipalité de Lyon pour la défense nationale, de l'article du Courrier de Lyon. Fort heureusement, nous venons de recevoir la dépêche suivante, qui nous rassure complètement :

« Lyon, le 18 janvier. « Le préfet du Rhône à préfet, à Chambéry.

«Vos mobilisés sont casernes à Caluire. Ils sont abrités, soldés et soignés comme ils doivent l'être. Un peu de désordre qui s'est produit à leur arrivée et qui a provoqué

24 janvier Jérôme Challier Encore un qui est mort au champ d'honneur ! Avant hier soir, une dépêche télégraphique nous apportait la nouvelle de sa mort. Chose étrange, la veille même il écrivait deux longues lettres à sa fa-, mille et à ses amis pleines de confiance et de résolution. Il avait pris part à plusieurs chaudes affaires, et les balles l'avaient épargné. Il est tombé samedi, à une heure, frappé d'une balle en pleine poitrine, dans un combat d'avant-postes, près de Dijon. M. Jérôme Challier s'était engagé, il y a bientôt quatre mois, dans les francs-tireurs, compagnie des chasseurs des Alpes. Cette nature, en apparence calme, venait de prendre une mâle résolution en présence des maux de la patrie. Il partit simple soldat. Nous nous souvenons toujours que, l'accompagnant à la gare, il nous disait, alors que nous ne pouvions dissimuler une larme : « Que voulez-vous! Je ne désire qu'une chose : je veux au moins tuer un Prussien, après quoi je pourrai mourir. » Noble exemple! Brave cœur! M. Challier était un des meilleurs francs-tireurs de la compagnie, supportant les fatigues, les privations, affrontant courageusement tous les dangers, "était une nature honnête, loyale, sympathique, dévouée ; il n'avait que des amis, qui ont appris avec la plus profonde douleur sa mort et ont joint sincèrement leurs regrets aux larmes de sa famille. C, ROISSARD. (Patriote savoisien)

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8 février Election des députés en Savoie a l’inverse du reste de la France, unanimement la Savoie a voté républicains sauf un conservateur Costa de Beauregard. L’incarnation du héros malheureux. La tradition familiale !

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En Savoie et en particulier à Bramans on compte 5 hommes qui ne se présenteront pas pour être mobilisés et préférant s’expatrier vers l’Italie toute proche nous retrouvons la même situation à Termignon avec trois insoumis Mais c’est assez exceptionnelle puisque la Savoie a été très engagés a défendre le territoire et pour les en remercier à Lanslevillard on a même construit une chapelle dédié à Notre Dame de la Salette en reconnaissance de la protection des jeunes mobilisés en 1870.

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Fin février La fin des hostilités d’autres conflit ressurgissent en Savoie La presse, les hommes politiques, le clergé avec une thématique très nationale voulons-nous continuer la guerre avec une possible invasion de la Savoie ou voulons nous la paix et l’acceptation d’une défaite honteuse et l’abandon d’une partie du territoire chacun choisira son camp . Mais comme rien n’est aussi simple on ajoutera le conflit larvé entre les tenants de la laïcité et les religieux concernant l’école .

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Les préfets représentants du gouvernement ‘De l’ordre morale’ surveillent les maires, mais aussi les journalistes car des mouvements séparatistes se font jour comme à Bonneville Haute Savoie ou le comité républicain demande l’occupation de la Savoie du nord

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15 Mars explosion de la poudrière de Chambéry au quartier Sainte Claire la cartoucherie qui alimentait la France en guerre. Le 20 mars on pouvait enfin décompter 33 décès ‘le Progrès’

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25 mars Une lettre de Garibaldi.

La Liforma du 10 publie la lettre suivante du général Garibaldi au général Fabrizi. Dans cette lettre Garibaldi justifie ce qu'il a fait dans la dernière campagne contre les attaques du Times et d'autres journaux :Caprera, 7 mars.

Mon cher Fabrizi,

« Ce n'est pas la première fois que le Times m'attaque sans que je l'aie mérité, et ce n'est pas la première fois que, fort de ma conscience, je méprise ces publications d'un journal universellement répandu, mais qui, généralement, écrit pour qui le paye. Le rédacteur qui m'attaque dans le Times est un homme qui regrette qu'il ne soit pas arrivé à l'armée des Vosges ce qui est arrivé à l'armée de Bourbaki. Je vous dois les explications ci-après. L'armée des Vosges qui, seulement dans les derniers jours, et quand tout était presque terminé, a pu s'appeler une armée (sauf 2,000 Italiens environ, quelques centaines d'Espagnols, Grecs el Polonais, une centaine de francs-tireurs de Ricciotti, deux bataillons de mobiles et une faible artillerie, à savoir en totalité 7 à 8,000 hommes à peu près) ne se composait pas de gens en qui on pouvait avoir confiance ; c’étaient des conscrits, mal armés et encore moins disposés à se battre. Avec cette poignée d'hommes, l'armée des Vosges a fait respecter Dôle, Autun, la majeure partie de la Bourgogne. En conséquence, grâce à son frêle mais inexpugnable rempart, ont pu s'effectuer les deux mouvements de flanc de Chagny à Orléans, où le général Crouzac ralliait l'armée de la Loire avec 40,000 hommes, ensuite celui où le général Bourbaki, se mouvant de la grande armée de la Loire battue à Orléans, prenait la direction de Belfort. Ces mouvements furent rendus possibles par la pauvre armée que je commandais. Ces mouvements bien conçus, mais mal exécutés, ont eu les conséquences connues de tout le monde, et l'armée des Vosges, occupant honorablement la position du centre, était dans l'impossibilité absolue de coopérer avec les armées susmentionnées. L'armée des Vosges, laissée longtemps dans l'abandon avec des bataillons entiers désarmés, d'autres munis d'armes ordinaires, ayant peu d'artillerie et de cavalerie, n'a jamais été secourue par d'autres armées, et au contraire elle a soutenu la retraite du général Cremer à Nuits, interposant sa 4' brigade entre l'ennemi et les nôtres en s'échelonnant entre Chagny et Beaune. Le passage de l'armée de Manteuffel au nord, pour assister celle de Werder, m'était inconnu ainsi qu'à mes quatre brigades. La deuxième, sous les ordres du colonel Lobbia, et l'autre sous les ordres de Ricciotti, manœuvraient conjointement avec tous nos francs-tireurs. Elles avaient été détachées afin d'inquiéter la réunion des armées ennemie Lobbia, Ricciotli el les francs-tireurs ont fait des prodiges : à diverses reprises, ils ont été sur le point d'être enveloppés et dispersés par les colonnes ennemies très-fortes. Le reste de l'armée occupait Dijon, et quiconque a assisté aux sérieux combats des 21, 22 et 23 janvier, doit savoir si nous avions des forces suffisantes pour en pouvoir distraire une partie afin de l'envoyer au secours de Bourbaki sous Belfort. Il est vrai que, les Prussiens ayant été battus à Dijon, nous avons pu étendre notre droite jusqu'à Dôle, le lieutenant-colonel Baghino ayant pu, à la tête de sept cents hommes, s'emparer de Monlrolland, position très forte qui domine ladite ville; mais notre extension de l'aile droite, mon cher Fabrizi, était une témérité risquée en faveur de l'armée de l'est, en considérant les importantes forces ennemies que nous avions toujours en face de nous. Sachant que les Prussiens avaient grossi leurs rangs après la capitulation de Paris, connaissant le mauvais étal de l'armée de Bourbaki, et craignant d'être enveloppé à Dijon, je fus forcé d'abandonner celte ville et de reprendre l'ancienne ligne d'Autun, Chagny, etc., pour couvrir Lyon, Creusot, etc. Ma retraite s'effectua le 1" février, et ledit jour je reçus un télégramme du général Clinchant, qui avait succédé à Bourbaki.il me mandait qu'il était enveloppé par l'ennemi.; Sur-le-champ, je fis préparer un convoi spécial, et avec tout ce que je pus y réunir de l'élite de mes soldats, j'arrivai à Lons le Saulnier après avoir donné l'ordre à mon armée de me suivre. La première brigade, sous les ordres de Canzio, était arrivée à Bourg et Monlrevel quand on connut d'une manière certaine l'entrée de l'armée de l'est en Suisse. D'après tout ce qui précède, vous verrez comme est bien fondé le déplaisir de3 jésuites et compagnie. J'ajoute seulement ceci : Le général Bourbaki, avec ses 120,000 hommes, a eu trop de bon sens peur venir demander du secours à ma pauvre année. » (Le patriote savoisien 1871)

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Le Faucigny du 2 avril raconte la réception ménagée (à Bonneville) au colonel commandant la défunte 4e brigade de l'armée des Vosges venu le samedi 25 mars avec quelques officiers de son état-major, le maire d'Aix-les-Bains, le commandant Michard et le capitaine Tappaz pour qui c'était le retour au pays. Le président du Comité républicain souhaita la bienvenue à l'illustre visiteur qui répondit et prit place dans le cortège que formaient les francs-tireurs, les membres du comité, les fonctionnaires, les pompiers, la garde, la musique, la compagnie d'enfants avec ses tambours. Le défilé se déroula sous une pluie de violettes, d'immortelles et de jacinthes lancées en même temps que le cri de « Vive Garibaldi ! » Au milieu de la rue du Pont, une guirlande s'abaissa: «Une couronne de lauriers vient se poser sur la tête du jeune guerrier, le
lieutenant des francs-tireurs la détacha et Ricciotti la saisit pour la poser sur le front du brave Mogenier en lui disant : « C'est vous qui l'avez
méritée ! » (En haute Savoie au tournant d’un autre siècle soudan auteur)

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Le clergé avait soutenu le second empire car il avait été le promoteur des nouvelles églises en finançant en partie les bâtiments (loi de 1852)

Le gouvernement soutient le clergé car c’est un moyen incontournable de maintenir l’ordre et d’avoir sur le terrain des agents efficace pour soutenir le régime. Des comités catholiques se forment en Savoie La religion redevient le centre de toutes les critiques par la presse et par l’opposition radical

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Par contre la Savoie à peur de l’avancée des troupes prussienne La suisse interviendra-t-elle si la Savoie est envahie ?? La zone franche va-t-elle être efficace rien n'est moins sur l’armée Suisse est à peine capable de défendre son territoire. La zone franche et la neutralité avait été signée en 1815 après les défaites napoléoniennes afin d’empêcher un quelconque agresseur de la Suisse de s’aventurer trop près de ses frontières. Les clauses du traité furent maintenu lors de la remise à la France de la Savoie et du comté de Nice le 24 mars 1860 « Sa majesté le roi de Sardaigne ne peut transférer les parties neutralisés de la Savoie qu’aux conditions auxquelles il les possède lui-même » mais concrètement le but était favoriser le commerce Suisse sur la France et les départements limitrophes Si la haute Savoie a pu bénéficier de ces échanges avec la Suisse la Savoie trop pauvres n’en obtenait que des désagréments

On sait que, d'après l'article XCII de l'Acte final du Congrès de Vienne, que le Chablais et le Faucigny ainsi que tout le territoire de la Savoie au nord d'Ugine, « font partie de la neutralité de la Suisse, » et que, en cas de guerre ouverte ou imminente entre les puissances voisines de la Suisse, « aucunes troupes armées d'aucune puissance ne pourront traverser ni stationner dans ces provinces et territoires, sauf celles que la Confédération suisse jugerait à propos d'y placer. » En notifiant sa neutralité aux autres puissances, te Conseil fédéral rappela le droit d'occupation résultant de cet article, et fit toute réserve relativement à son exercice. Plus d'une fois, dans te cours de la guerre, la question de savoir s'il y aurait lieu d'en user fut vivement débattue par la presse. Après tes événements de Sedan, ceux qui avaient commencé par redouter cette éventualité, s'y montrèrent tes plus favorables. Des autorités et des particuliers de la Savoie firent des démarches, directes ou indirectes, pour décider le conseil fédéral à l'occupation. Mais celui-ci eut la sagesse de ne pas se laisser entraîner. Il se borna à maintenir te principe de son droit, tout en ne voulant en user que si la neutralité suisse était réellement en jeu. (Second essai sur la Guerre Franco-Allemande dans ses rapports avec le droit international pour faire suite à la guerre actuelle dans ses rapports avec le droit international Auteur : Rolin-Jaequemyns, Gustave)

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En Savoie et en Haute Savoie on connait le résultat des élections les républicains sont largement vainqueurs Tous les élus savoyards ratifient les préliminaires de paix avec la Prusse le 1er mars sauf un député nommé Talabert

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12 mars retour des francs-tireurs savoyards de la IVe brigade

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13 mars Les députés savoyards au commandant Michard

« Nous sommes heureux , d’être en droit de vous exprimer, au nom de la Savoie, dont nous sommes les représentants à l’assemblée nationale de France, les sentiments de profonde estime et de légitime fierté que nous ont inspirés la vaillante conduite et l’esprit de discipline des deux compagnies des chasseurs des Alpes et du Mont-Blanc que vous avez eu l’honneur de commander dans la guerre qui vient de se terminer.

Grâce à vous et à vos camarades, notre chère Savoie a une page nouvelle à ajouter aux fastes d’honneur dont elle est fière.

Veuillez transmettre à nos chers compatriotes, officiers sous-officiers et soldats des deux compagnies, l’expression de ces sentiments qui sont ceux de la Savoie tout entière » Bordeaux Les représentants du peuple de la Savoie Chardon, Parent, Guinard, Suva, Carquet, Taberlet, Duparc, Viallet, Guiter

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Le gouvernement ne veut pas honorer les garibaldiens

Le préfet demandera une récompense aux valeureux savoyards du 10 avril

A inscrire a la légion d’honneur, médaille militaire les hommes ayant participés a des opérations ou a des faits d’armes oubliés jusqu'à présent

Voici la réponse du ministre du 26 janvier 1872

« M le préfet, vous m’avez transmis différents documents concernant la compagnie des francs-tireurs des Alpes et notamment le rapport demandé au commandant de cette compagnie sur les opérations auxquelles elle a pris part pendant la guerre. Je vous remercie de cette communication

Quant aux demandes de récompenses formées par monsieur le commandant Michard il ne m’est pas possible d’y donner suite, les militaires qui en font l’objet, n’ayant été proposé régulièrement ni par le général commandant le corps d’armée d’où faisait partie cette compagnie ni par le général de brigade commandant la division militaire dans la circonscription de laquelle résident les intéressés

Recevez Monsieur les préfets l’assurance de ma considération très distinguées » Signé le ministre de la guerre Rennon.

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Ce n’est pas une nouvelle la fin de la guerre amène les autorités a minimiser l’effort de résistance des francs-tireurs représentant une plaie que l’on veut effacer au plus vite

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Parmi les valeureux savoyards on pourra citer le général Goybet né a Yenne qui participa a toutes les campagnes de Napoléon III dont la guerre franco prussienne promu Général en 1877 il décéda en 1910

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11 avril l 1871 lettre au patriote savoisien

M. Louis Michard nous adresse la protestation suivante, avec prière de la publier « Lorsqu'on réédite une calomnie on s'en rend responsable. La Gazette du Peuple du 9 avril s'en va ramasser dans quelque vieux numéro du Courrier des Alpes ou de la Décentralisation une sale injure à jeter à l'armée de Garibaldi, une histoire de vol, de pillage, commis au séminaire d'Autun, inventée comme tant d'autres par les journaux de Basile. Monsieur Lucien Molin a pu lire tout cela à son aise pendant les loisirs que lui laissait la guerre, loisirs qu'il partageait entre la lecture des bons journaux

et les nombreuses démarches qu'il fit sous des prétextes si bizarres pour échappera la mobilisation. Or, pendant que M. Lucien Molin prenait si soigneusement des notes, voyez la malencontreuse coïncidence Ies Chasseurs des Alpes étaient logés au séminaire d'Autun, aux premières loges, pour bien savoir ce qui s'y passait el participer au pillage du saint

établissement. Je puis donc réclamer des explications sérieuses au sujet du fait qu'affirme la Gazette du Peuple. On doit comprendre combien les Chasseurs des Alpes ont été touchés de près. Je défie donc que l'on puisse prouver qu'il y ait eu d'autres dégâts au séminaire d'Autun que ceux occasionnés par les boulets et les obus des Prussiens, et je qualifie publiquement de menteur l'auteur de l'article qui fait le sujet de ces lignes ». Michard Louis, ex-commandant des Chasseurs des Alpes.

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28 avril A Messigny, sur ce même champ de bataille, sauf erreur, où le regretté Jérôme Challier a perdu la vie, Hector Delorenzo, de Saint-Pierre de Curtille, simple chasseur des Alpes, était grièvement blessé au bas ventre. Après avoir été soigné par les sœurs de Messigny, il a été transporté à Dijon où il est mort le 8 février. Ce jeune homme avait à peine dix-huit ans, et « c'était, nous a dit le commandant Michard, un de mes meilleurs soldats. » (Patriote savoisien)

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1872 Lors de la visite de Gambetta à Albertville le journal de l’époque relatait la visite

« Toute la population d’Albertville a retenu ses sages conseils, écrit encore le correspondant de la république française. Je n’en veux pour preuve que les conversations sans fin qui ont suivi cette entrevue qui n’a duré moins de quatre heures. Quoique le temps fut devenu pluvieux, nos jeunes gens ont voulu reconduire M Gambetta jusqu’aux limites du canton. On s’est séparé à six heures du soir, après des adieux chaleureux, ou M Gambetta a trouvé encore moyen de nous dire des choses émouvantes, en nous parlant des familles des détenus politiques. Il faut que vous sachiez que notre compagnie de francs-tireurs de Savoie, ce » qui sous les ordres d’un de nos plus généreux et plus intelligents concitoyens, le brave commandant républicain Michard s’est brillamment conduit pendant la guerre contre les prussiens dans l’affaire de Chatillon sur seine, et plus tard sous Dijon, dans la brigade de Ricciotti Garibaldi vient de liquider ses comptes et de réaliser un excédent de recettes d’environ deux milles francs. Sur les conseils de notre ami Michard, la visite d’Albertville aura été marquée par une bonne action. Il a été décidé que cet excédent serait versé à la caisse de la souscription en faveur des familles des détenus politiques. C’est cette résolution que M Gambetta a remercié les francs-tireurs en des termes qui ont tiré les larmes aux yeux de tous les assistants. La fanfare non plus n’a pas été oubliée : Elle s’est trouvée là pour faire entendre encore la Marseillaise.

On s’est séparé en criant vive la République ! Cela va sans dire ; pour mon compte, je ne l’ai jamais crié d’aussi bon cœur Telle a été cette journée d’Albertville »

La fin de la guerre ne signifie pas l’abandon de toute les peur Le 1er février 1873 le préfet demande à la commune de Cléry (Savoie) une avance financière pour l’organisation de la garde nationale mobilisée

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1872 Le conseil général de la Savoie estime à 400 le nombre de militaires savoyards tués durant la guerre

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M. le Préfet de Savoie fait connaître à l'assemblée que, parmi les effets d'équipement des mobilisés qui doivent être restitués au Ministre de la guerre, il existe un certain nombre de couvertures en mauvais état. Elles ne pourraient être utilisées par le Ministre de la guerre. M. le Préfet serait d'avis de les faire remettre aux établissements hospitaliers de Chambéry, qui, pendant la guerre, ont fait d'assez grandes dépenses pour soigner les soldats malades.

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1874 Une députation des anciens volontaires de la 4ème brigade de l'armée des Vosges doit prochainement faire parvenir à Ricciotti Garibaldi une épée d'honneur, en témoignage de leur reconnaissance pour les talents militaires et le dévouement qu'il a déployés au service de la République française dans la campagne de 1870 1871.

Cette arme fort belle dont la poignée en argent ciselé est d'un remarquable travail, est exposait ce moment dans la vitrine d'un négociant de Chambéry. Républicain de la Loire

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Si le risque d’une invasion par les prussiens n’est plus d’actualités pour la Maurienne on édifie des fortifications en particulier le fort du télégraphe, la place forte du Sappey (Modane) et de la Turra au-dessus du lac du Mont Cenis. Pour la tarentaise on peut signaler le fort de la Platte (Bourg Saint Maurice) de la fortification de Vulmix au-dessus du col du Petit Saint Bernard et le fort de la Redoute ainsi que la place forte de Chamousset et le fort de Montperché ( sentinelle des Alpes)

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1893 Réunion des mobiles de la Savoie et de la Haute Savoie à Chambéry le 22 janvier

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1894 Le rédacteur en chef de l’éclaireur de Savoie est mis en justice par le commandant Michard pour diffamation le journal avait prétendu qu’il avait volé la caisse du régiment lors de l’attaque de Châtillon

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1899 Le 22 /05 à Albertville inauguration du monument élevé à la mémoire des soldats morts durant la guerre de 1870 en particulier du 2ème bataillon des mobiles de Savoie exécuté par l’artiste Jean Baptiste Weitmen sous la présidence de M Krantz ministre de la guerre, du général Zédé gouverneur militaire de Lyon, sénateur et député ainsi que le commandant Dubois du 2ème bataillon de mobile de la Savoie

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Journée du lundi 5 septembre 1910. Annecy

Le matin, à 8 heures, cérémonie touchante au cimetière. Un cortège, composé des délégations des Vétérans, des francs-tireurs et du Souvenir français,

se dirige vers la tombe de Curtat,

Le sous-lieutenant Chavln fait historique de la prise du drapeau et le commandant Perrin, au nom du Souvenir français, se dit heureux de déposer une couronne sur la tombe du modeste Héros.

Le cortège se reforme et se dirige vers le monument érigé en son honneur sur une place exigu, derrière la préfecture et la Gendarmerie. La cérémonie est présidée par le général Baret, délégué par le ministre de la guerre. La Musique municipale entonne les Allobroges, qui sont fort applaudis. Mogenier, lieutenant des francs - tireurs du Mont-Blanc, au nom du Comité, fait remise du monument à la Ville. Le canon tonne, la Marseillaise Éclate, le voile se lève et le monument apparaît. M. le Maire l'accepte, remercie et promet que la ville le gardera fidèlement. M. le Général prononce encore quelques paroles sur l'enseignement qui ressort de la cérémonie, et la foule s'écoule.

(Article de l’Indicateur de la Savoie)

Ce monument célèbre les enfants morts durant cette guerre il a était déplacé en 1957 Le héros repose au cimetière de Loverchy a côté de son fils mort en 1918

Annecy Monument commémoratif Avenue de Genève –Inscriptions : Aux Savoyards qui de leur sang ont scellé l'annexion en combattant pour la France 1870 1871 - A Victor CURTAT né à Annecy le 27 Août 1852 Chasseur du Mont Blanc qui s'est emparé du drapeau du 61e Poméranien à Dijon le 23 Janvier 1871 - Vivre libre ou mourir - Aux Chasseurs des Alpes et du Mont-Blanc du Bataillon de Savoie - A la 4e Brigade de l'armée des Vosges 1870 1871 - "Soldats de Savoie, aujourd'hui comme toujours vous avez bien mérité de la France et de la République" Général Garibaldi au Bataillon de Savoie 23 Janvier 1871 à la bataille de Dijon - "Passant va dire à la Savoie que ses enfants sont morts et que pas un n'a fui" Lieutenant Mogenier, usine Bargy (Dijon) le 23 Janvier 1871 - "Que vive ? France - A moi la Savoie" Commandant Michard 1ère attaque de Talant (Dijon) novembre 1870 (mémorial genweb)

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Le 20 janvier 2009 a été organisé sur la place Monge à Chambéry une cérémonie commémorant le souvenir des savoyards morts pour la France durant la guerre de 1870. A cette occasion on rappellera aux jeunes enfants du primaire qui assistaient eux aussi a cette commémoration le résumé de cette tragique histoire qui se termina par la défaite française Le drapeau représenté sur carte postale rouge blanc rouge sans aucune certitude sur les couleurs

(1) Souvenirs de la campagne de 1870-71, par Ricciotti Garibaldi(1899).

L’amitié entre Bordonne et Garibaldi « Il est temps de trancher cette situation si on ne peux la dénouer » Gambetta

Auteur Abbatucci Charles René

Le 19 juillet 2010 à

Notre Dame des Millières