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Monographie de Notre Dame des Millières et divers Savoie

Le cimetière , les missions, Le temps de Marie,coutume

Publié le 29 Septembre 2016 par Abbatucci in Histoire

Le cimetière , les missions, Le temps de Marie,coutume

Le cimetière:

Au moyen-âge que l'on soit riche ou pauvre, personne ne veut être enterré dans la fosse commune. On ne peut mourir inconnu synonyme de déchéance. Il faut préparer sa mort et prévoir son testament avant que la mort subite ne nous emporte (peste, choléra ) .

1300,1544,1628 Les années noires celles de la peste beaucoup de millièrains décèdent de cette maladie ils sont amenés au cimetière, ils n'ont pas tous les derniers sacrements

Choisir un intercesseur, un saint patron,orienté selon la vie rurale de chacun, des êtres proches et efficaces qui doivent aussi nous aider dans ce périple qui va de la vie à la mort.

En ce qui concerne le lieu de l’enterrement, aucune trace du premier cimetière sur Notre Dame des Millières, aucun écrit ,aucun vestige,

Les tombes étaient sans doute accolées aux murs de l’église

On amenait les corps des enfants non baptisés de Sainte Hélène et des communes avoisinantes dans le cimetière de Notre Dame qui avait laissé une place pour accueillir ces enfants »

Ils étaient placés là pour avoir un repos temporaire, le temps pour leur famille de croire aux miracles…Le réveil de l’enfant installé sur l'autel de la chapelle était considéré comme toujours possible afin de leur donner les derniers sacrements afin de monter au ciel. Ce cimetière deviendra trop petit . En 1840 l’intendant général » Le cimetière se trouve placé entre les habitations, cela devenait de part sa situation malsain, il était si étroit et rempli qu’il faut désensevelir les cadavres pour laisser la place à d’autres.

En outre des potagers sont positionnés contre le cimetière voir, même à l’intérieur de celui-ci dans une partie désaffectée, ce qui est malsain ».

L’église parvient à faire accepter à un propriétaire terrien de lui céder une parcelle pour un nouveau terrain, accepté par monseigneur l’évêque ainsi qu’avec l’accord du magistrat de santé de Chambéry. Mais le donateur renie sa parole sous le prétexte que des pupils (héritiers) ont intérêt sur la pièce que doit occuper le nouveau cimetière. Finalement un arrangement aura bien lieu entre le propriétaire et la commune, mais apparemment beaucoup de corps n’ont pu être retirés de l’ancien cimetière, bien plus tard lors de la réfection des routes on trouvera encore quelques ossements.

En 1917 le 17septembre est décédée et a été inhumée Beauchamp Marie ‘ sœur Estelle’, âgée de 28 ans, né à Notre Dame des Millieres, fille d’Antoine et de Marianne Cardon.

Entre 1935 et 1941 la commune va agrandir le cimetière, celui devient trop petit, il faut l’entretenir est cela coûte chère à la commune.

Autrefois il n'y avait pas de pompes funèbres. Le corbillard ainsi que le baudet attenant appartenant à un particulier se chargeaient de faire le travail, cette manière de faire disparut au milieu du XXème siècle.

Les sapeurs pompiers sont présent pour le transport du cercueil.

Note : La croix en bois du cimetière a été entièrement refaite en 2004 béni par le père Jean Pierre Sans

Que savons-nous de l’ancien cimetière, peu de choses sinon qu’il entourait l’ancienne église, qu’il possédait un enclos réservé aux enfants morts sans baptêmes un fait assez courant en Savoie. Ce n’était pas le cas de la commune voisine de Sainte Hélène. Les villageois devaient descendre jusqu'à Notre Dame pour enterrer les corps.

En 1835 Le prêtre par courrier au prés du syndic et de son évêque s’inquiète de sa situation. « L’église est entourée par le cimetière, il n’a plus assez de place disponible pour accueillir les corps des défunts » De plus Il est régulièrement envahie par les eaux en cas de débordement de la rivière l’Hermettaz. Finalement on trouve une solution en achetant quelques parcelles de terrains a des particuliers. En 1840 l’intendant générale déclare « le cimetière se trouve placé entre les habitations, cela devenait de part sa situation malsain, il était si étroit et rempli qu’il faut déterrer les cadavres pour laisser la place a d’autres. En outre des potagers sont positionnés contre le cimetière voir même a l’intérieur de celui-ci dans une partie désaffectée, ce qui est malsain».

Au XXème siècle lors de travaux de réfection de la route principale ou de travaux de terrassements pour l’installation des conduites des eaux usées il n’était pas rare de trouver quelques ossements voir un squelette entier. En ce qui concerne le nouveau cimetière, il est dorénavant situé sur le chemin de la route du « port » parcelle N° 975 de la mappe de 1870. À l’écart des habitations En son centre une croix en bois a été érigée grâce à l’initiative de M.Louis BAUDIN.

En 1965 le prix du terrain pour les concessions sont de 30F le M2, en 2008 26E le M2

1981 Etude sur le projet d’agrandissement du cimetière.

Depuis 2003 une procédure de reprise des concessions abandonnées et des sépultures a été engagée en 2007 cette procédure prendra fin les restes des défunts seront inhumés dans l’ossuaire communal crée à cette occasion.

En projet pour 2008 la création d’un jardin du souvenir ainsi qu’un columbarium.

Quelques noms inscrits au nouveau cimetière :

Prieur Louis né en 1865 et Pauline Prieur née en 1861

Morand Vitoline née en 1852

Simon Philomène née en 1848 et Antonin né en 1877

Bisasson Alexandre née en 1904

Bisasson Marie née en 1906°

Mansord Ambroise né en 1908

Mercier Noël né en 1893

Mercier Honorine née en 1891

Couffignal Angèle née en 1887

Gallioz valentine née en 1908

Novel Marie née en 1914

Velat Claudine née en 1903

Sans Jean-Pierre, anciens curé de Cevins depuis le 1°septembre 2003 curé des paroisses de Sainte Hélène, de Monthion ,Grignon et Notre Dame des Millieres

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Les missions :

L'église favorisa l'émergence des missions. En reconnaissance de tous les bienfaits qu'ils avaient reçus.

Réunis en cortège les participants entonnaient des chants religieux, les femmes prenaient des cabas remplis de fleurs que l'on déverseraient plus tard au pied de la croix.

on procédait à l’érection de la croix par les porteurs dans un lieu précis puis à sa bénédiction par le curé .

C'était aussi pour l'église un jour où elle pouvait redemander à ses paroissiens ( par la confession) plus de ferveur religieuse pour l'avenir et d’éviter la profanation de ces fêtes par des amusements de toutes sortes.

Quelques dates :

  • le 18 juillet 1969, la jeunesse chrétienne de Maurienne et de Tarentaise se réunirent pour transporter à tour de rôle une croix sur les cimes du Grand Arc. Arrivée à sa destination on procéda à son scellement et à sa bénédiction.
  • En la même année 69 la mairie renouvelle le gardiennage de l’église
  • La croix de mission devant l’église en pierre (1868)

Renversée dans les années 90

  • Remonté et refaite par les paroissiens en bois en 1987, bénie par le père René Albert et monté avec l’aide de l’employé communal
  • Un nouveau millénaire croix de la Grande Lanche en 2001 sur l’initiative du père René Albert montée et posée par les pompiers de Notre Dame

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Coutumes:

D’après le coutumier de la paroisse chaque particulier offrait à la porte de l’église un veau premier né d’une génisse pour célébrer une messe et le repos de l’âme d’un défunt, et on plaçait une croix dans sa chambre pendant 24 heures, accompagnant le corps jusqu’au tombeau.

- On devait donner 3 pièces de gruyère au curé pour bénir les veaux et les génisses et dire une messe à la st Jean,st Antoine,st Sébastien,st François de Sales. Procession les jours de rogations jusqu'à Grignon.

Aux relevées des couches le droit du curé et de 12 sous

le premier né des veaux d’une génisse sont offert au curé

Le jour de la purification offrande au curé un blé et un chanvre ou en argent

Le lendemain de Tousaint une livre de chataigne ou de pomme de terre

Le jour de la Saint Antoine jour de la vénération des reliques un morceau de salé ou de fromage ou de l’argent

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Le temps de Marie

les hommes et les femmes de la confrérie priaient à tour de rôle une heure chacun 24h sur 24 durant trois ou quatre jours mais hommes et femmes dans des sections différentes)

la plupart des pratiquants ne comprenaient pas le latin ,ils récitaient 150 "Ave Maria" à la place des 150 psaumes de l'office liturgique. On appelait cette prière le psautier de la vierge Marie.

Un dominicain Alain de la Roche fonde en 1470 la Confrérie du psautier de la vierge Marie et il attribue à St Dominique l'origine de la dévotion du rosaire. Les dominicains répandent le rosaire. On conjugue la récitation des dizaines d'Ave Maria avec la contemplation des mystères joyeux, douloureux et glorieux de la vie du Christ. Le rosaire est devenu une pratique commune après le concile de Trente (1545 - 1563). C'est à la prière des confréries que le pape saint Pie V attribua à la victoire de Lépante sur les Turcs en 1571.

Après un déclin, il y eut un renouveau de la prière du rosaire au XIXème siècle. En 1828, Pauline Jaricot fonde l'Association du rosaire vivant. En 1858 à Lourdes, la vierge se montre à Bernadette avec un chapelet. Le pape Léon XIII consacre de nombreuses encycliques au rosaire, spécialement en 1883 1891. En 1917 à Fatima, Marie se montre en disant "Je suis Notre Dame du Rosaire"

1900‘ Annales du Rosaire’ extrait « Le XIXème siècle a été appelé le « siècle de Marie », et à juste titre , quel siècle lui a rendu plus d’honneurs, et a reçu d’elle autant de preuves touchantes de son amour. Si toutefois , nous considérons attentivement divers événements merveilleux qui ont signalé ces dernières années , nous verrons clairement le dessein actuel du ciel et de l’église de la terre : ils veulent que le rosaire soit , au XXème siècle , plus que jamais , le grand moyen , le moyen universel et pratique de rendre a la très Sainte Vierge les hommages qui lui sont dus …».

N’oublions pas les apparitions de la Vierge à Notre Dame de la Salette en 1846.

Fête Notre Dame du Rosaire le 7 octobre .

Association de notre Dame du Rosaire.

On fête la vierge Marie en reconnaissance pour la victoire de Lépante sur les Turcs le 7 octobre1571, le pape saint Pie V institua, en 1572, la fête Notre Dame de la victoire le premier dimanche d'octobre. En 1573, son successeur le pape Grégoire XIII l'intitula fête Notre Dame du Rosaire. Cette fête, célébrée d'abord par la Confrérie du rosaire, puis dans toute l' Espagne, fut enfin étendue à toute l'Église en 1715 après une nouvelle victoire sur les Turcs.Notes

Origine et histoire de la prière du rosaire.

Le mot "rosaire" signifie "couronne de roses". Il vient de l'usage au Moyen Age de couronner de roses les statuts de la vierge, chaque rose symbolisant une prière.

L'origine du Rosaire remonte au XIème - XIIème siècle.

§Principales fêtes de Marie :

1er janvier : Marie, Mère de Dieu

25 mars : Annonciation

31 mai :Visitation

15 août : Assomption

8 septembre : Nativité de Marie

8 décembre : immaculée Conception

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